J’ai testé la méditation Osho Kundalini

Récemment j’ai participé à un stage de formation au massage Abhyanga à Paris qui débutait par une méditation d’une hmeditation-raveeure appelée « Osho Kundalini« , une expérience en mouvement. Le
principe est simple:

  • 1/4 d’heure de « shaking », balancement du corps, les pieds bien ancrés au sol, les genoux légèrement fléchis, laisser venir les secousses dans le corps, articulations des bras,  épaules, poignets souples… Tout ça sur de la musique électronique.
  • 1/4 d’heure de danse avec des mouvements plus libres toujours à fond sur de la musique techno.
  • 1/4 d’heure debout ou assis, sans bouger sur une musique plus « inspirante », avec me semble-t-il de l’orgue et des gongs…
  • 1/4 d’heure allongé dans le silence.

J’ai adoré cette méditation même si les premières minutes, on se demande ce qu’on fout là, à se balancer comme ça ! 

Kuṇḍalinī (devanāgarī: कुण्डलिनी, du mot kuṇḍala signifiant « boucle d’oreille, bracelet, entouré en spirale »[1]) est un terme sanskrit lié au Yoga qui désigne une puissante énergie lovée dans la base de la colonne vertébrale[2] en l’occurrence le chakra mūlādhāra, correspondant dans le corps humain au sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Le but des pratiques spirituelles différentes est d’éveiller la Kuṇḍalinī qui se réalise par méditation, respiration, postures ou par l’expérience spirituelle qui s’appelle la réalisation du soi.

Kundalini (sanskrit) — Wikipédia

 

Je n’ai pas vu le temps passer, je ne me suis pas du tout ennuyée, j’ai cru que j’allais avoir mal aux genoux mais non, j’ai joué le jeu, laisser les émotions, et les énergies se dégager. Je ne voulais plus m’arrêter de danser, j’avais l’impression d’être dans une sorte de transe comme j’imagine dans une rave party ou comme ce que j’avais pu observer lors des danses de mariage à Fès au Maroc…

Mais le plus surprenant, c’est que j’ai eu une envie irrésistible de toucher ma gorge, d’être en contact avec elle, j’ai porté mes mains à mon cou pour sentir et réchauffer cette zone. C’était un besoin irrépressible. Alors je n’ai pas refoulé ce geste qui me semblait un peu étrange, j’ai encerclé ma gorge d’une main et j’ai laissé le
mouvement m’envahir.

Les deux phases assise et allongée ont été sans pensée particulière, dans une détente bienvenue.

Je n’avais jamais auparavant jamais rien lu sur les chakras – ce mot étant, pour moi, associé à la fofolle Arielle Dombasle, dans un Indien dans la ville,  et est un peu trop ésotérique, de mon point de vue d’occidentale.

Les chakras sont ces points  qui concentrent l’énergie du corps du sacrum au front en passant notamment par le plexus solaire et la gorge, selon la médecine traditionnelle indienne.

kundalini

Première surprise donc, j’apprends, après la méditation, que la gorge est associée au 5ème chakra, nommé Vishuddha. Ce dernier est lié à la parole et à la communication. Quand il est déréglé, la personne parle trop ou trop peu.  

Or devinez-quoi ? Depuis plusieurs mois, je me fatigue moi-même tellement je parle !

Ainsi donc, l’Osho Kundalini Meditation alors même que je ne connaissais rien aux chakras, m’a montré dans mon corps qu’il y avait  quelque chose de dérégler, mais chut… je n’en dirai pas plus.

Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà pratiqué cette méditation ? Quels ont été vos ressentis ? 

Si vous voulez voir à quoi la méditation Osho Kundalini ressemble sur Youtube en allemand

 

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Volonté contre volonté : une troisième voie est possible

Je suis en train de lire « A chaque jour ses prodiges » de Jon et Myla Kabat-Zinn sur être parent en pleine conscience.

Dès les premières pages, les auteurs suggèrent de ne pas prendre comme une menace  ou un manque de respect de notre autorité les nombreux instants de nos vies où les enfants s’opposent à nous. Mais d’aller voir au delà des apparences en se mettant « à la place de l’enfant », en faisant preuve d’empathie. Et d’observer la situation pour prendre conscience de ce qui est en train de se passer. L’idée est que de laisser s’installer ces moments d’affrontements d’une « volonté contre une autre volonté » amène souvent une escalade verbale et se termine  par de la violence  verbale ou physique, de la colère, de la frustration, des larmes, de l’autoritarisme et une perte de confiance mutuelle. Alors qu’une troisième voie est possible si on mobilise notre créativité…a-chaque-jour-ses-prodiges-couverture

Illustration. 

Ce matin, comme de nombreux matins depuis la rentrée, en sortant de la crèche où nous déposons le plus petit de la fratrie, mon fils de 4 ans veut prendre le chemin de gauche pour aller à l’école et moi celui de droite. Il est très insistant et je m’oppose à lui tous les jours pour le forcer à venir à droite en lui disant que dans mon chemin, il n’ y a pas de voitures ni de travaux. Le chemin de gauche me semble plus long et est semé d’embûches et  celui de droite a une partie piétonne et est plus court.

Ce matin, il invoque son père pour prendre son  chemin, ce qui m’exaspère encore plus que d’habitude :  « Papa a dit qu’il fallait aller à gauche ». Cependant  aujourd’hui, je décide de changer d’attitude.J’accepte sa proposition même si j’ai très peur que cela soit le signe que je me laisse marcher dessus, que mon enfant décide de tout et que je n’arrive pas à me faire respecter. Rien que ça !

« Pour faire preuve d’empathie alors qu’on est repoussé, il faut que la contrariété que nous ressentons ne nous empêche pas de voir la souffrance de nos enfants », Myla et Jon Kabat-Zinn dans « A chaque jour ses prodiges ». 

Tout content, il enfourche sa trottinette et nous partons tous les deux. Quelques mètres plus loin, nous rencontrons la maman d’Emma qui revient de l’école. Et là, j’ai une révélation ! Et si Alexandre ne cherchait pas à être dans un rapport de force, mais qu’il voulait simplement avoir une chance de croiser sa grande amie Emma dont il a accroché la photo à la tête de son lit pour la voir chaque soir avant de s’endormir ? Je lui demande : « Tu veux passer par là pour voir Emma ?  » Et il me répond sur le ton de l’évidence par l’affirmative.

trottinette

Nous continuons notre chemin, quand arrive la partie délicate  du trajet : les pavés, le sable, et les barrières de chantier. Alexandre qui peine à passer entre les obstacles dit à haute voix, autant pour lui-même que pour moi : «  C’est vrai que ce n’est pas facile avec les travaux« . Puis après un temps de réflexion, ajoute « mais je préfère quand même  passer par là« .

J’en avais les larmes aux yeux. J’avais fait un pas vers lui, Alexandre en faisait un vers moi, en reconnaissant mes arguments et affirmait sereinement que l’espoir de voir son amie sur le chemin de l’école était supérieur aux désagréments que le parcours pouvait engendrer. 

Voilà comment la pleine conscience, m’a, ce matin, permis de sortir du conflit et de me reconnecter avec mon fils. Son attitude a du sens et il reconnait le sens de la mienne.

Alors à votre avis, quel chemin choisirons-nous demain ?

 

« Autobiographie en cinq actes » de Portia Nelson

trou

Je descends la rue,

Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je tombe dedans. Je suis perdu… Je suis désespéré. Ce n’est pas ma faute. Il me faut longtemps pour en sortir.


Je descends la même rue.

Il y a un trou profond dans le trottoir : je fais semblant de ne pas le voir. Je tombe dedans à nouveau. J’ai du mal à croire que je suis au même endroit. Mais ce n’est pas ma faute. Il me faut encore longtemps pour en sortir.


Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : je le vois bien. J’y retombe dedans à nouveau. J’ai les yeux ouverts. Je sais où je suis. C’est bien ma faute. Je ressors immédiatement.


Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : je le contourne.


Je descends une autre rue…

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La magie du rangement : de la théorie à la pratique

 

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Même pas peur…

Si, comme moi, vous avez conservé quasi-religieusement la robe qui vous a permis de séduire votre ex-mari, les bodys au cols jaunis de votre fils qui vient d’avoir 15 ans, et des dizaines d’habits décousus, que vous repriserez un jour quand vous aurez perdu ces satanés kilos, alors je vous conseille de lire l’ouvrage de Marie Kondo intitulé la magie du rangement

Le livre de cette japonaise, m’a fait prendre conscience d’une de mes principales barrières mentales qui m’empêchait de me débarrasser de tous mes objets encombrants : j’étais persuadée que pour trier, donner, jeter, il fallait du temps. Or ce que conseille Marie Kondo, c’est d’aller vite et même le plus vite possible. Sinon, rien de nouveau, il faut mettre en tas, par exemple, tous les habits de la maison qui sont parfois éparpillés dans plusieurs pièces et trier  en trois catégories : poubelle, sac pour les bonnes œuvres, et ce que l’on conserve. Puis vous rangez le linge dans les armoires, penderies et tiroirs, le plus vite possible.

En combinant vitesse et désir de minimalisme, je me suis attaquée à TOUS mes habits et bout de chiffons de mon appartement et j’ai tout trié et jeté en 30 minutes. Je n’ai gardé « que » 70 pièces, chaussures, écharpes et maillots de bains compris ( mais hors chaussettes et sous-vêtements).

Ensuite j’ai plié le linge, mais sans utiliser la méthode du livre : je n’aime pas suivre à la lettre ceux qui prétendent « savoir » surtout quand ils transforment leur trouble obsessionnel de l’ordre en business …

En deux heures, j’avais tout rangé. Le lendemain, je me suis attaquée aux vêtements des enfants et enfin, j’ai pu respirer, avec des placards accessibles… Le bonheur !

Le surlendemain, j’ai trié les livres, de quatre bibliothèques pleines à craquer, je n’en ai conservé qu’UNE seule. J’ai failli abandonner l’objectif de vitesse (et donc la réalisation du tri), car les livres ont un caractère sacré pour moi (« on ne brûle pas la culture »). Les idées qui m’ont aidé à ne pas flancher sont celles-ci :

  • Ce que devait t’apporter un livre au moment où tu l’as lu est en toi. L’objet lui même ne t’apportera rien de plus.
  • Se séparer d’un livre, n’ôte pas le souvenir de ce livre.
  • Si tu n’as pas lu un livre au moment où il est rentré chez toi, tu ne le liras pas plus dans 2 ou 5 ans. Sépare t-en !
  • La richesse est en toi et non à l’extérieur de toi et ne se mesure pas à la dimension de ta bibliothèque. 
  • Sur ton lit de mort, on ne dira pas, « elle avait beaucoup de livres » mais elle « aimait lire »….

Enfin, le 4ème jour, je me suis  attaquée aux « souvenirs », sources d’émotions, j’ai trié des photos, jeté mes cours de facs, les cinq exemplaires de mon mémoire de maîtrise, mais j’avoue que mon rendement a baissé.

Un mois après, je suis extrêmement satisfaite du résultat concernant ma garde robe, je me sens allégée, et presqu’une nouvelle femme, avec des vêtements qui me vont et qui correspondent à qui je suis maintenant.

Pour les livres, le sentiment est plus mitigé, j’ai l’impression de m’être un peu amputée, difficile de ne pas m’identifier à eux. Est-ce que j’ai bien choisi ? Je ne suis pas mes livres mais je n’en suis pas encore persuadée… 

Quant aux « souvenirs », j’avoue que je n’ai pas vraiment joué le jeu, même si toutes les photos floues ou en double – voire triple exemplaire – ont fini déchiquetées…

Si j’ai « donné » ou « jeté » des vêtements que je ne voulais plus, je me suis « séparée » de mes livres… D’un point de vie lexical et psychologique, l’effet n’est pas le même… Le désencombrement est un chemin…

Et vous, avez-vous essayé cette méthode ? Quels sentiments avez-vous éprouvé en l’appliquant…

La méthode KonMari
Ils en parlent  : article du Figaro, ranger pour être plus heureux, les dix commandements de la papesse du rangement,